BIO

GENEVIÈVE LANGLOIS

Femme passionnée, mère, comédienne et artiste peintre, c’est avec la fougue d’une guerrière que Geneviève Langlois mène sa vie. Sa peinture, physique et sensuelle, parfois violente, parfois tendre, est influencée par sa vie personnelle. Amour, colère et indignation sont des sentiments qu’elle explore librement dans ses plus récents tableaux et dessins exposés à la Galerie du Viaduc.

Le résultat est une plongée à la fois douce et explosive au coeur de l’intime où apparaissent des sujets tels que femmes, hommes, chevaux, chiens, oiseaux et autres animaux.

Geneviève Langlois exerce le métier de comédienne depuis une vingtaine d’années à Montréal, Ottawa et Toronto et est peintre autodidacte depuis une quinzaine d’années. Transformant d’abord des meubles en les peignant, elle s’aventure ensuite sur des toiles et entreprend plus sérieusement sa démarche picturale avec, en son coeur à vif, la quête du féminin.

Depuis 2003,cette artiste a exposé ses oeuvres dans des cafés de Montréal puis à la galerie Luz.

En 2013, elle est choisie pour réaliser les tableaux de la populaire télésérie Nouvelle Adresse. Ce défi est un nouvel élan qui la pousse à approfondir son processus de création où la recherche de transformation, la succession des couches de peinture, le travail dans l’épaisseur, la profondeur des teintes de bleus et de gris cendrés prennent vie et forme dans ce corps à corps avec la matière.

L’arrivée récente du blanc de même que l’intégration de l’encre fait écho à une recherche de clarté intérieure. Elle s’est entretenue au sujet de son processus de création.

MULTIPLE TALENTS

Voice -over. Actress. Painter. TV Advertising. Radio Advertising. Theater. Sitcom. Series. Mini-series. Reality Show. Movies. TV Movies. Promotional Films. Gags. Humorous Videos. Web Miniseries. Cinema. Exhibitions. Collaborations . Teamwork. Background Work. Short Projects. Short Films. Long Projects. Professional Studios. Improvised Studios. Bilingual. Animation. Child's Voice . Old Folks Voice . Femme Fatale Voice . Sad Woman Voice. Joyful Woman Voice. Explanatory Voice. Adaptable Voice. On stage. Funny . Dramatic. Deep voice….

DÉMARCHE

JD : Y a t’il des artistes qui t’influencent ?

Jonie Mitchell, sa musique et sa peinture que je trouve extraordinaire. Georgia O Keeffe : sa démarche
totalement assumée tout comme celle de Marcelle Ferron qui s’est engagée entièrement dans sa pratique artistique tout en étant mère. La photographe Nan Golden, Louise Bourgeois, Paule Baillargeon. Toutes des femmes qui ont du guts et de l’indignation, qui font les choses, qui disent ce qu’elles pensent. Je m’indigne de la
difficulté des femmes peintres à avoir du succès dans un marché dominé par les hommes. Je m’indigne du fait qu’une actrice dans la cinquantaine joue des rôles d’avocates tandis que les acteurs du même âge deviennent des sex-symbols. C’est aussi pour cette raison que j’aime peindre car ce n’est pas basé sur mon apparence physique mais plutôt ce qui est sur la toile… Chez les hommes artistes, j’aime beaucoup les fresques peintes sur bois du canadien Paterson Ewen et aussi l’univers de peintre allemand Anselm Kiefer. Basquiat m’a aussi énormément influencée dans son processus de création. Je suis influencée, mais ultimement, je cherche à peindre ce qui me parle, ce quemje suis. Comme dit Robert Lepage : «kill the teacher ». Cette année fut une année charnière dans ma vie personnelle et ma peinture a pris une autre direction. Le blanc et la lumière sont apparus. Les couleurs de Mexico, l’oeuvre de Frida Khalo, le bleu cobalt et le jaune. Le travail avec l’encre de chine auprès de Massimo Guerrera. Ce sont mes influences actuelles. Et les mots aussi. J’aime parfois intégrer des mots ; le WOOF du chien, par exemple, me fait rire. Mais je ne suis pas encore certaine de l’intégration des mots à mon travail.

JD : Tu peins et tu dessines aussi beaucoup. Que dessines-tu ?

J’adore dessiner le mouvement. Les femmes qui dansent. Les fleurs, les femmes oiseaux. J’aime
beaucoup la danse. Marie Chouinard m’a beaucoup influencée. Dave St-Pierre aussi. Je commence à peindre parfois des hommes, mais c’est plus rare ! Ma relation amoureuse est aussi un thème que j’explore en dessin. La souffrance, la dépression, la noirceur, le pas beau. La mort aussi à travers la cendre ; le gris comme la fin d’un cycle et le début d’un autre. L’enfance, mon enfance et aussi la femme-enfant. La solitude. Je travaille aussi à un projet de roman graphique. C’est l’histoire d’une femme, de toutes les couleurs que j’aime en elle et qui composent les différents aspects d’être femme. Ce sont les projections de ma propre psyché. À travers mes dessins, je me comprends mieux. Le dessin est, pour moi, un acte spontané. Mes dessins sont réalisés sur des papiers de petits formats tandis que les tableaux sont beaucoup plus grands. Il n’y a pas de lien entre les dessins et les tableaux au sens où ils ne sont pas des esquisses préparatoires. Dans les dessins j’ai l’impression de raconter des histoires auxquelles je réfléchie tandis que devant une toile, je ne pense pas: je fais. Je crée dans le chaos. I am a messy painter.

JD : Qu’aimes-tu dans la peinture?

La liberté de créer ce que je veux. Je ne suis pas interprète quand je peins : je suis une créatrice tandis que lorsque que tu es acteur, tu es l’interprète de la vision d’un autre, des mots d’un autre, de la mise en scène d’un autre. Quand je peins, c’est ma vision de la vie que j’exprime. La peinture est un exutoire extraordinaire. C’est une place où je ne pense pas trop. Je peins sans esquisse préliminaire, sans idée ni thème précis en tête. J’aime peindre les femmes, les chevaux, les chiens et plus récemment les oiseaux dont les perdrix! Ça va sembler prétentieux, mais quand je peins, je me sens comme un médium : ça vient d’ailleurs… comme les chevaux : je n’aime pas et j’aime. J’ai peur des chevaux. J’ai fait de l’équitation, je suis tombée et j’ai toujours eu peur des chevaux mais… j’aime les regarder. Plus jeune, un amoureux m’a dit «You’re like a wounded horse», un cheval qui a été blessé et qui est difficile à dresser, à monter. Une autre amie me disait «You’re such a dark horse». Ça me faisait rire et je me disais, mon dieu, suis-je si dark que ça! Le cheval est définitivement un symbole qui me parle beaucoup. J’aime la force et la beauté des chevaux bien qu’ils me fassent peur.

JD : Quel est ton rapport à la représentation des femmes ?

J’adore peindre les femmes. Je me rebelle. J’ai besoin de voir des femmes qui font autre chose que des images
« cute ». J’aime faire des dessins qui ne sont pas «cute». Je suis féministe. Je suis dans une quête du féminin et j’en suis à mes balbutiements. Les femmes artistes que j’aime font des oeuvres qui ont des «couilles». J’essaie de trouver l’équilibre entre la féminité et la non-féminité, entre la tendresse et la violence. Je trouve que la colère des femmes est toujours mal acceptée et c’est une des raisons qui me pousse à peindre des guerrières. Être mère est aussi un aspect de plus en plus important dans ma démarche artistique. J’incorpore d’ailleurs mon rapport ma fille Juliette. Avant, je peignais plutôt des femmes seules et maintenant il y a souvent deux personnages dans mes tableaux. Comme celui-ci où il y a deux chevaux : Juliette et moi. Être mère est nourrissant et pas toujours facile quand on est artiste. J’ose maintenant explorer mes propres zones d’inconfort et quand je réalise une oeuvre que je juge confrontante, je me demande souvent comment elle sera reçue. La peinture est un acte solitaire et je souhaite que mes oeuvres soient vues. Je suis peut-être sexiste, mais je suis particulièrement interpelée par les oeuvres des femmes.

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Exhibition schedule

portfolio

Item
Paint: Whinsical horse
36’’/48’’
Item
Paint: Petit cheval fringant
Item
Paint: Mother and child
36’’/48’’
Item
Paint: Beautiful horse
40’’/30’’
Item
Paint: La guerrière des neiges
Item
Paint: Unicorn
24’’/36’’

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